Petite (moyenne-grande) revue des articles intéressants au mois de décembre.
Issus en totalité du journal Le Devoir, à ma porte tous les matins...
1. Rapport sur les performances scolaires
Vraiment très intéressant. Je retiens essentiellement :
« Là où il y a un potentiel explosif dans l'opinion publique, la mesure d'apaisement n'est jamais très loin. » en parlant des grandes enquêtes axées sur les résultats scolaires des élèves. « Il se passe quelque chose et on cherche à réagir tout de suite. On n'a pas évalué toutes les hypothèses et on arrive avec des solutions qui découlent du sens commun, sans regarder la recherche. C'est une gestion action-réaction. » de dire Jean Bernatchez (prof à l'UQAR). En outre, M. Bernatchez ajoute : « On ne peut pas reprocher à la ministre de l'éducation d'écouter ce que les gens de terrain ont à dire, sauf que, dans cette perspective, la CSQ est un syndicat qui vise à protéger ses membres alors qu'à l'association des professeurs de français, par exemple, ce sont les gens de contenu. Je pense que ce qu'ils ont à dire a plus de poids qu'un syndicat corporatif. » Finalement, il conclue : « Aujourd'hui, si on regarde la composition du ministère, les sous-ministres sont bien souvent des gestionnaires de carrière qui vont veiller à ce que les budgets soient respectés et gérer en fonction des résultats. [...] De sorte que la plupart des ministres sont influencés par une crise ou différents lobbys, peu importe lesquels. »
Il est effectivement assez préoccupant de savoir que les hauts-dirigeants du ministère de l'éducation pourraient ne pas avoir de formation en éducation ou d'expérience des milieux éducatifs... Ils deviennent alors dépendants des recommandations et autres exercices d'influences pour prendre des décisions qui auront une influence sur les services (c'est-à-dire... probablement toutes les décisions!!!).
Je ne serais pas surpris, dans ce contexte, que l'idée de M Charest d'équiper toutes les classes de TBI lui soit venu des entreprises qui les fabriquent, après lui avoir exposé, probablement à grand frais, à quel point c'est important que le Québec se dote de cette nouvelle technologie!
La gestion spontanée des résultats
Le Devoir, Samedi 3 et Dimanche 4 décembre 2011
2. La réponse de Réjean Parent (CSQ)
Celui-ci se défend d'être corporatiste, comme l'a semi-affirmé M. Bernatchez dans l'article précédent. Il met en exergue toute l'énergie déployée par la CSQ pour mieux identifier les problèmes de notre système et trouver des solutions à ceux-ci, ainsi que le professionnalisme et le réel soucis pour l'intérêt des élèves que démontre son personnel.
Je suis certain que tous ceux qui y travaillent le font de bonne foi. J'en suis même convaincu! Mais force est d'admettre que c'est probablement par glissement que les syndicats sont devenus les bons conseillers du ministère en matière de réussite scolaire. Depuis quand ceux-ci devraient-ils supplanter les universités en matière d'expertise, de recherche et d'expérimentation? J'imagine que c'est une question d'agent...
Tout pour la réussite, pas pour le corporatisme
Le Devoir, Mardi le 6 Décembre 2011
3. Sombre avenir pour le Québec
Texte de M. Pierre St-Germain, président de la FAE
Encore une fois, le président de la FAE me surprend par son manque de rigueur intellectuelle. Cette fois il attaque de tous côtés la CAQ et son chef, François Legault. Je suis loin d'être un partisan de cette nouvelle coalition, mais force est d'admettre que notre président utilise ici des raccourcis trompeurs et fait preuve d'un dogmatisme à peine caché derrière l'emploi d'une tonne d'adjectifs tendancieux. En bref, j'ai l'impression d'avoir devant moi un grand maître de la démagogie en colère. Car de son texte se dégage une forte impression de colère incontrôlée, qui lui fait dire des choses presque grossières... indéfendables et teint d'une trop grande opiniâtreté.
Le pire dans tout cela, c'est que je suis d'accord sur certaines idées qu'il avance. Mais à la manière qu'il s'y prend pour nous les enfoncer dans la tête...
Je n'en parlerai pas davantage. Allez le lire, et essayez de tenir jusqu'au bout!
Sombre avenir pour le Québec
Le Devoir, Mardi le 13 Décembre 2011
Si vous voulez un éclairage plus intelligent et clair à propos de l'idée d'évaluer les enseignants en fonction des performances des élèves, je vous propose plutôt ce très bon texte, paru en novembre, écrit par Ian Murchison, étudiant à l'ENAP.
L'école est en feu? On sort de l'école.
Le Devoir, Mardi le 29 Novembre 2011
4. L'intimidation en milieu scolaire
Il y a eu de nombreux articles, plus ou moins pertinents à propos de l'intimidation à l'école. Je n'en parlerai donc pas car je crois que le sujet a été sur-médiatisé et que le message le plus populaire est très clair.
5. La dyslexie : une maladie mentale?
Beaucoup d'encre a coulé depuis l'annonce que la dyslexie et autres troubles d'apprentissages seront reconnus comme des maladies mentales par le ministère de l'éducation dès 2012.
La dyslexie : une maladie mentale?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- Monique Brodeur, doyenne de la faculté d'éducation de l'UQAM, affirme que cela risque fortement de causer des préjudices importants aux gens ayant ce type de troubles.
Troubles d'apprentissages - La dyslexie, bientôt un trouble mental?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- D'autres intervenants du milieu scolaire la soutiennent d'ailleurs dans sa démarche d'opposition à la révision du guide explicatif qui balisera la loi 21.
Dyslexie, une coalition s'organise.
Le Devoir, 6 décembre 2011
- Jean Paul Dutrisac, président de l'Office des professions du Québec, y va d'une réplique qui relativise les impacts négatifs des nouvelles dispositions. Il affirme plutôt que cette loi aura comme effet positif « d'élargir l'éventail des services professionnels auxquels [les élèves] auront accès. »
La réplique - troubles d'apprentissage. Des inquiétudes non fondées.
Le Devoir, 8 décembre 2011
Pourtant, celui-ci change de position peu après, le 12 décembre, et co-signe un article plutôt revendicateur. Étonnant non?
Écarter le corporatisme et consulter les acteurs du milieu scolaire pour mieux protéger le public.
Le Devoir, 12 décembre 2011
- Finalement, Le Devoir y va d'un article explicatif sur la Dyslexie et la Dysorthographie qui me semble assez bien! D'emblée, on y lit : « La dyslexie n'est pas un trouble mental, comme le guide explicatif qui balisera la loi 21 le laisse entendre. Il s'agit plutôt d'un trouble neurobiologique du développement que les scientifiques comprennent demieux en mieux. »
L'extraordinaire plasticité du cerveau.
Le Devoir, 10 décembre 2011
6. Commissions scolaires
Les commissions scolaires estiment ne pas pouvoir faire plus de compressions budgétaires (comme demandé par le gouvernement) sans toucher aux services aux élèves.
Les commissions scolaires en ont assez
Le Devoir, Samedi 10 et Dimanche 11 décembre 2011
«Un nouveau modèle de démocratie scolaire», proposé par Gaétan Neault, président de l'Association Montréalaise des Directions d'Établissements Scolaires (AMES), dans la revue Entreprendre fait jaser.
Les commissions scolaires discutent de leur avenir
Le Devoir, 26 novembre 2011
7. Un petit bijou : Universités inc. : Contre la hausse des frais de scolarité.
Je vous parle de l'article de Louis Cornellier dans Le Devoir du 17-18 décembre, qui a lu pour nous l'essai Universités inc. et nous en fait un survol épatant. En huit chapitres, ils dégonflent autant de mythes destinés à justifier une augmentation des droits de scolarité.
Enfin des armes solides pour les opposants à la hausse!
Essais québécois - Contre la hausse des frais de scolarité
Le devoir, 17 décembre 2011
Et :
Universités inc.
Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l'économie du savoir
Éric Martin et Maxime Ouellet
Lux
Montréal, 2011, 156 pages
Réfléchir sur la société et l'éducation nationale Partager des aventures, anecdotes ou expériences enrichissantes issues du monde de l'éducation Échanger, critiquer et débattre
mardi 20 décembre 2011
dimanche 11 décembre 2011
Les intérêts des élèves
À entendre quelques intervenants qui écrivent ou interviennent régulièrement dans les médias, la meilleure des pédagogies se concentrerait sur les intérêts des élèves. C'est-à-dire que l'enseignant devrait choisir ses sujets, thèmes et activités en fonction des intérêts des élèves, afin de susciter initialement l'éclosion d'une forte motivation intrinsèque. Ce discours, de plus en plus entendu et diffusé, notamment dans les cours de formation des maîtres à l'université, appelle à la vigilance et à la réflexion de la part des pédagogues. Même présenté comme une forme de panacée, il est truffé de raccourcis et de contradictions.
Je ne vois pas en mal l'idée que les élèves puissent être accrochés par quelque chose qu'ils connaissent déjà, mais je m'inquiète que l'énergie mise sur ce quelque chose ne diminue le temps consacré à des connaissances nouvelles. Et cela, au nom de "la motivation des élèves". Qui n'a d'ailleurs jamais été témoin d'un enfant qui, n'ayant connu que les produits dérivés d'un héros populaire (par exemple, des souliers Spiderman, des céréales Spiderman, des vêtements Spiderman, les films et dessins animés Spiderman, etc.), n'ait développé aucune connaissances différentes à propos de ses objets du quotidien que celles acquises des produits de son héros favori? Cet exemple parle de lui-même...
Je me désole donc de plus en plus de ce raccourci de l'esprit, qui semble faire fi de la valeur essentielle de l'apprentissage, soit celle d'acquérir quelque chose de nouveau, inconnu; un savoir ou une connaissance que nous n'avions pas avant ce moment critique d'apprentissage. De plus, on suppose à nouveau que l'élève est incapable et on lui facilite la tâche, encore une fois au nom de "la motivation intrinsèque des élèves". S'attaquer à la motivation des élèves n'est pas une affaire de trucs, ou de raccourcis comme celui-ci; mais un travail profond et laborieux de la part de l'enseignant.
*En réponse à ceux qui défendraient cette pratique en disant qu'en bout de compte elle sert l'apprentissage d'autres connaissances, indépendantes du contexte, je réponds d'office que les sujets et thèmes choisis pour une activité constituent en soi des connaissances.
Je ne vois pas en mal l'idée que les élèves puissent être accrochés par quelque chose qu'ils connaissent déjà, mais je m'inquiète que l'énergie mise sur ce quelque chose ne diminue le temps consacré à des connaissances nouvelles. Et cela, au nom de "la motivation des élèves". Qui n'a d'ailleurs jamais été témoin d'un enfant qui, n'ayant connu que les produits dérivés d'un héros populaire (par exemple, des souliers Spiderman, des céréales Spiderman, des vêtements Spiderman, les films et dessins animés Spiderman, etc.), n'ait développé aucune connaissances différentes à propos de ses objets du quotidien que celles acquises des produits de son héros favori? Cet exemple parle de lui-même...
Je me désole donc de plus en plus de ce raccourci de l'esprit, qui semble faire fi de la valeur essentielle de l'apprentissage, soit celle d'acquérir quelque chose de nouveau, inconnu; un savoir ou une connaissance que nous n'avions pas avant ce moment critique d'apprentissage. De plus, on suppose à nouveau que l'élève est incapable et on lui facilite la tâche, encore une fois au nom de "la motivation intrinsèque des élèves". S'attaquer à la motivation des élèves n'est pas une affaire de trucs, ou de raccourcis comme celui-ci; mais un travail profond et laborieux de la part de l'enseignant.
*En réponse à ceux qui défendraient cette pratique en disant qu'en bout de compte elle sert l'apprentissage d'autres connaissances, indépendantes du contexte, je réponds d'office que les sujets et thèmes choisis pour une activité constituent en soi des connaissances.
dimanche 11 septembre 2011
De retour
Été chargé,
J'ai travaillé fort pour un projet très stimulant, malheureusement sans vacances.
Voici donc un petit article que j'ai écris pour le journal de quartier, à propos de mon travail avec les enfants et les écoles du quartier.
Projet Accès à l'école
J'aurai éventuellement de nombreux petits textes à écrire suite à ces quelques mois d'effervescence.
Pour l'instant, retour à l'université!
AKR
J'ai travaillé fort pour un projet très stimulant, malheureusement sans vacances.
Voici donc un petit article que j'ai écris pour le journal de quartier, à propos de mon travail avec les enfants et les écoles du quartier.
Projet Accès à l'école
J'aurai éventuellement de nombreux petits textes à écrire suite à ces quelques mois d'effervescence.
Pour l'instant, retour à l'université!
AKR
mardi 12 avril 2011
L'anglais
Dans cette école, il y a bien peu d'enfants qui parlent français en y arrivant.
Ils parlent plus souvent l'anglais comme deuxième langue, alors que la première est assez lointaine pour moi, francophone exclusif.
C'est que pour moi, l'anglais n'a longtemps été qu'une matière scolaire; une deuxième façon de lire les mêmes informations sur les boîtes de céréales ou ce que parlaient les touristes du Vieux-Québec lorsque j'y passais avec ma famille ou mes amis. C'était la langue des postes de télé où "il y avait des pubs pour les enfants"! Mais où je ne comprenais rien des comiques que j'écoutais.
C'est évidemment internet et les voyages qui m'ont fait découvrir l'utilité de la connaître, cette langue.
Ce matin, cette langue me permet d'insuffler à des enfants la réussite et la compréhension de consignes somme toute déjà assez complexe pour eux. Certains ne comprennent ni français ni anglais, bien sur, mais pour ceux-là je sortirai mes plus beaux gestes et mes plus beaux sourires.
« Bravooo!! » Tout en applaudissant et en souriant très fort, manière de lui faire comprendre qu'il a bien compris, qu'il a réussit. Cet enfant qui semble si perdu dans une école si grande, avec autant de grandes personnes qui l'observent et l'encouragent, ne parle pas encore notre langue mais il l'apprendra. Il l'apprendra mieux elle que les autres, c'est certain, du moins tant qu'il n'aura pas la possibilité d'étudier en anglais. C'est là que réside tout notre espoir de préservation du français.
Dès leur entrée dans cette classe, premier contact avec le français et premières interactions obligées avec le français, ces enfants débutent l'apprentissage le plus important de leur vie : communiquer.
« Ooohh! qu'elle est belle ta souris! C'est une très belle souris ça! » lui dis-je.
« Souris! » me dit-elle d'un accent slave et les yeux interrogateurs, en pointant le petit collant brillant sur son poignet.
« Oui. Souris! Bravo!!»
Et je ne peux m'empêcher de sourire très, très fort!
Ils parlent plus souvent l'anglais comme deuxième langue, alors que la première est assez lointaine pour moi, francophone exclusif.
C'est que pour moi, l'anglais n'a longtemps été qu'une matière scolaire; une deuxième façon de lire les mêmes informations sur les boîtes de céréales ou ce que parlaient les touristes du Vieux-Québec lorsque j'y passais avec ma famille ou mes amis. C'était la langue des postes de télé où "il y avait des pubs pour les enfants"! Mais où je ne comprenais rien des comiques que j'écoutais.
C'est évidemment internet et les voyages qui m'ont fait découvrir l'utilité de la connaître, cette langue.
Ce matin, cette langue me permet d'insuffler à des enfants la réussite et la compréhension de consignes somme toute déjà assez complexe pour eux. Certains ne comprennent ni français ni anglais, bien sur, mais pour ceux-là je sortirai mes plus beaux gestes et mes plus beaux sourires.
« Bravooo!! » Tout en applaudissant et en souriant très fort, manière de lui faire comprendre qu'il a bien compris, qu'il a réussit. Cet enfant qui semble si perdu dans une école si grande, avec autant de grandes personnes qui l'observent et l'encouragent, ne parle pas encore notre langue mais il l'apprendra. Il l'apprendra mieux elle que les autres, c'est certain, du moins tant qu'il n'aura pas la possibilité d'étudier en anglais. C'est là que réside tout notre espoir de préservation du français.
Dès leur entrée dans cette classe, premier contact avec le français et premières interactions obligées avec le français, ces enfants débutent l'apprentissage le plus important de leur vie : communiquer.
« Ooohh! qu'elle est belle ta souris! C'est une très belle souris ça! » lui dis-je.
« Souris! » me dit-elle d'un accent slave et les yeux interrogateurs, en pointant le petit collant brillant sur son poignet.
« Oui. Souris! Bravo!!»
Et je ne peux m'empêcher de sourire très, très fort!
dimanche 27 mars 2011
La mort du manuel scolaire, l'émergence du jeu en éducation
Article sur une conférence au festival South by Southwest, à Austin au Texas :
« Whyville propose un monde virtuel dans lequel les participants (les élèves) doivent réaliser des tâches d'apprentissage en mathématiques et en sciences qui leur rapporteront de l'argent pour faire tourner l'économie de leur petite communauté. Le site Why-Texas, lui, permet aux écoles du Texas d'entrer en compétition entre elles. Les classes gagnantes reçoivent des prix comme du matériel scientifique ou des séances de formation pour les enseignants. »
À la fin de l'article, Mario Asselin nous ramène sur terre en nous rappelant qu'ici, nous n'en sommes encore qu'à l'étape de la recherche sur le sujet.
« Apprendre, un jeu d'enfant? » de Nathalie Collar, sur cyberpresse.ca le 26 mars 2011.
« Whyville propose un monde virtuel dans lequel les participants (les élèves) doivent réaliser des tâches d'apprentissage en mathématiques et en sciences qui leur rapporteront de l'argent pour faire tourner l'économie de leur petite communauté. Le site Why-Texas, lui, permet aux écoles du Texas d'entrer en compétition entre elles. Les classes gagnantes reçoivent des prix comme du matériel scientifique ou des séances de formation pour les enseignants. »
À la fin de l'article, Mario Asselin nous ramène sur terre en nous rappelant qu'ici, nous n'en sommes encore qu'à l'étape de la recherche sur le sujet.
« Apprendre, un jeu d'enfant? » de Nathalie Collar, sur cyberpresse.ca le 26 mars 2011.
Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit?
« Sans dénier les difficultés du milieu de l'éducation, les chercheurs ont toutefois remarqué qu'une interprétation erronée du «stress» et les mauvaises méthodes employées pour le mesurer ont peut-être conduit à une trop grande vulgarisation du concept, voire à un certain sensationnalisme. »
Extrait de : « Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit? » de Lisa-Marie Gervais le 23 mars dernier.
En réponse :
« On va laisser les chercheurs discuter entre eux, parce qu'il y a d'autres recherches qui ne vont pas du tout dans le même sens de ce qu'on constate, nous, sur le terrain. Les sondages qu'on a menés ne vont pas dans ce sens-là. » a rétorqué Mme Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
in « Dans les écoles, le stress est bien réel » de Lisa-Marie Gervais le 24 mars 2011.
Finalement, l'analyse de Marie-Andrée Chouinard : « Détresse des enseignants, qui dit vrai? »
le vendredi 25 mars 2011.
Extrait de : « Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit? » de Lisa-Marie Gervais le 23 mars dernier.
En réponse :
« On va laisser les chercheurs discuter entre eux, parce qu'il y a d'autres recherches qui ne vont pas du tout dans le même sens de ce qu'on constate, nous, sur le terrain. Les sondages qu'on a menés ne vont pas dans ce sens-là. » a rétorqué Mme Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
in « Dans les écoles, le stress est bien réel » de Lisa-Marie Gervais le 24 mars 2011.
Finalement, l'analyse de Marie-Andrée Chouinard : « Détresse des enseignants, qui dit vrai? »
le vendredi 25 mars 2011.
L'indifférence : ennemie de la démocratie
Ne trouvez-vous pas révoltant que persiste ce climat de morosité vis-à-vis de la politique à Ottawa? Cette indifférence populaire face à un état de plus en plus lointain et opposé à nos valeurs? J'ai besoin d'écrire un peu à ce sujet car j'ai l'impression que ma tête va exploser à force d'être scandalisé par tout ce que fait le gouvernement Harper...
Depuis que les conservateurs de Harper sont à Ottawa, l'étoile de la démocratie canadienne semble s'éteindre davantage de jour en jour. L'état canadien, dirigé par nos représentants élus, fuit tellement le dialogue avec la population qu'on a l'impression qu'une tour d'ivoire est en train de réellement se construire sous notre nez, à Ottawa, sans que nous ne puissions rien y faire.
Aux questions posées, nos politiciens répondent par des slogans ou changent de sujet. Même le mensonge, la dissimulation et la tromperie semblent être monnaie courante chez notre bon gouvernement Harper... et les preuves ne manquent pas. Il faut maintenant déchiffrer le discours, attendre patiemment les retombées d'une décision sans en savoir les motifs, chercher désespérément des informations qui ne sont plus disponibles car bloquées (ou modifiées!!) par les suppôts du PM.
Rendre l'accès plus difficile à l'information et la modifier à son intérêt, comme fait le gouvernement Harper depuis son accession au pouvoir, constitue une atteinte à ma liberté de penser et accentue délibérément l'indifférence d'une population fatiguée par tant de contradictions. C'est pourtant bien l'effet recherché : désinformer pour mieux manipuler.
L'indifférence est l'ennemie de la démocratie. L'indifférence donne davantage de pouvoirs à ceux qu'on a élu, car ils ne nous sont plus redevables et n'ont plus à répondre de leurs actes.
À lire dans Le Devoir du 26-27 mars 2011 :
« Contre Harper? Oui, mais comment? » de Christian Nadeau,
« Le glas a sonné - Le gouvernement conservateur devient le premier de l'histoire canadienne à tomber pour outrage au parlement. » de Guillaume Bourgault-Côté,
« Une élection "inutile"? » de Gil Courtemanche.
Depuis que les conservateurs de Harper sont à Ottawa, l'étoile de la démocratie canadienne semble s'éteindre davantage de jour en jour. L'état canadien, dirigé par nos représentants élus, fuit tellement le dialogue avec la population qu'on a l'impression qu'une tour d'ivoire est en train de réellement se construire sous notre nez, à Ottawa, sans que nous ne puissions rien y faire.
Aux questions posées, nos politiciens répondent par des slogans ou changent de sujet. Même le mensonge, la dissimulation et la tromperie semblent être monnaie courante chez notre bon gouvernement Harper... et les preuves ne manquent pas. Il faut maintenant déchiffrer le discours, attendre patiemment les retombées d'une décision sans en savoir les motifs, chercher désespérément des informations qui ne sont plus disponibles car bloquées (ou modifiées!!) par les suppôts du PM.
Rendre l'accès plus difficile à l'information et la modifier à son intérêt, comme fait le gouvernement Harper depuis son accession au pouvoir, constitue une atteinte à ma liberté de penser et accentue délibérément l'indifférence d'une population fatiguée par tant de contradictions. C'est pourtant bien l'effet recherché : désinformer pour mieux manipuler.
L'indifférence est l'ennemie de la démocratie. L'indifférence donne davantage de pouvoirs à ceux qu'on a élu, car ils ne nous sont plus redevables et n'ont plus à répondre de leurs actes.
À lire dans Le Devoir du 26-27 mars 2011 :
« Contre Harper? Oui, mais comment? » de Christian Nadeau,
« Le glas a sonné - Le gouvernement conservateur devient le premier de l'histoire canadienne à tomber pour outrage au parlement. » de Guillaume Bourgault-Côté,
« Une élection "inutile"? » de Gil Courtemanche.
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