Article intéressant aujourd'hui dans cyberpresse, qui publie beaucoup en matière d'éducation ces jours-ci. Il s'agit du nouveau livre de Maurice Tardif, chercheur émérite de l'Université de Montréal, qui semble y aller d'un opus davantage critique que ce que je lui connaissais jusqu'à maintenant. À lire donc.
- «Les gens s'intéressent maintenant plus à leur vieillesse qu'à
l'éducation des enfants», avance Maurice Tardif, ajoutant que
l'enveloppe consacrée à l'éducation publique a aussi diminué comme peau
de chagrin au fil des années.
Ici, écrit par Annie Mathieu - Le Soleil
=========
ÉGALEMENT, en fin de semaine dans le Devoir, on commente la sortie du nouveau livre de Normand Baillargeon, reconnu pour ses positions en porte-à-faux avec les idées ambiantes. Toujours pertinent de se remettre en question.
- « J’ai dit à mes étudiants, avec
qui j’ai une très bonne relation, que j’allais leur apprendre à rester
critiques envers des neuromythes. J’ai senti un froid qui est tombé, raconte-t-il. Ils
m’ont dit que ce que je leur enseignais comme étant des neuromythes,
c’était ce qu’on leur enseignait comme des vérités dans les autres
cours. »
Ayant suivi ce cours moi-même avec M. Baillargeon, je peux confirmer que ces échanges ont bien eu lieu, et que son cours est une grande révélation pour nombre d'étudiants qui cherchent du sens dans la panoplie de petites méthodes ou approches qu'on leur présente comme des panacées. Me souvenant des discussions animées dans son cours, je ne suis pas étonné aujourd'hui qu'il écrive pareil essai. À lire également!
À lire ici, par Lisa-Marie Gervais - Le Devoir
Mais surtout ici, par Louis Cornellier - Le Devoir
Réfléchir sur la société et l'éducation nationale Partager des aventures, anecdotes ou expériences enrichissantes issues du monde de l'éducation Échanger, critiquer et débattre
lundi 2 décembre 2013
mardi 3 septembre 2013
Rentrée scolaire : Cinq mesures pour de meilleurs enseignants
Un premier article publié dans Le Devoir. Ça fait bien plaisir de voir une de ses propositions enfin sélectionnée :)
Il faut préciser que le titre a été changé, et l'introduction écourtée. Voici le texte intégral que j'ai envoyé :
En guise de conclusion, notons que l’apparente rigidité du système
d’éducation et de ses acteurs est souvent invoquée pour justifier l’immobilisme
politique dans ce domaine. Mais en réalité, de nombreux acteurs se mobilisent
quotidiennement pour faire de nos écoles un monde meilleur. Il faut maintenant rétablir
les liens entre les « professionnels » de l’éducation et les
dirigeants du système. Bien qu’elles soient orientées uniquement vers
l’enseignant, les solutions proposées ici sont entièrement appuyées par la
recherche comme favorisant, en bout de ligne, la réussite de tous nos élèves.
N’est-ce pas là le slogan répété, année après année, par nos ministres de
l’éducation?
Pour lire mon article directement sur le site du Devoir, cliquez Ici
Il faut préciser que le titre a été changé, et l'introduction écourtée. Voici le texte intégral que j'ai envoyé :
La réussite scolaire au Québec :
une affaire de bons enseignants
La rentrée scolaire approche à grand pas, et la
conversation médiatique au sujet de l’éducation au Québec devrait rapidement
reprendre l’effervescence annuelle qu’on lui connaît. Mais avant de sauter à
pieds joints dans ce tourbillon, mettons en perspective l’ensemble des débats
qui auront cours pour tenter d’abord de revenir à l’essentiel :
l’enseignant.
Les enseignants dénoncent fréquemment le manque de
considération dont ils font l’objet, autant de la part des médias que de celle
de la population en général (dont des parents d’élèves). Le plus grave est
certainement le manque de considération qui provient de l’appareil de gestion
de l’éducation, qui cherche résolument la solution à ses problèmes dans
l’augmentation constante et progressive de la tâche des enseignants, tel une
entreprise qui cherche à augmenter la productivité de ses ouvriers. Mais le
problème fondamental derrière ce paradigme économique, c’est que le résultat de
l’entreprise éducative n’est pas un produit, mais un service; et que le service
éducatif dépend presque uniquement de l’individu qui le conçoit, le planifie et
l’opère : l’enseignant. Malheureusement, les outils de gestion utilisés
jusqu’à ce jour pour augmenter la réussite scolaire des élèves (voir à ce sujet
l’aberration des « contrats de performances » imposés aux écoles,
commissions scolaires et universités) ont eu l’unique effet dévastateur de
déconsidérer et démotiver les enseignants en réduisant le résultat de leur
travail à la simple moyenne des notes de leurs élèves.
À un problème
énorme, des solutions ciblées
La sélection, la préparation et le soutien de l’enseignant
sont les seuls vrais leviers auxquels le monde de l’éducation peut recourir
pour améliorer ses « performances ». La recherche en éducation nous
indique en effet que le facteur de réussite le plus important en milieu
scolaire demeure sans contredit l’enseignant(e).
On sait maintenant que peu importe les ressources, les programmes ou les
approches mis de l’avant par l’école, ce sont les qualités intrinsèques de
chaque enseignant(e) qui auront le plus grand impact sur la réussite des
élèves. Alors la question qui devrait toujours accompagner les actions de
l’État en matière d’éducation devrait être la suivante : comment
pouvons-nous faire en sorte que nos enseignants soient les meilleurs possible? Voici
un rappel des principales pistes de solutions :
1. Améliorer
la sélection des candidats à la formation universitaire
Il aurait lieu d’exiger davantage de la part des
nouveaux admis en enseignement. D’abord un test de français et de connaissances
générales devrait être exigé de chaque candidat avant l’admission (et non en
cours de formation comme actuellement). Ensuite, une entrevue devrait être
obligatoire pour tous. Finalement, la cote R minimale pour entrer en formation
devrait être fixe et élevée, quitte à ne pas remplir toutes les places réservées
aux candidats collégiens et augmenter le nombre de places pour les candidats adultes
ou issus d’autres programmes universitaires.
2. Augmenter
le niveau de difficulté du baccalauréat et exiger davantage des étudiants en
enseignement
La formation universitaire des enseignants est de
plus en plus reconnue pour la facilité déconcertante avec laquelle les
étudiants réussissent à passer au travers. Sachant que les enseignants
détiennent un pouvoir redoutable sur les développements social et psychologique
des élèves de leur classe, est-il admissible que leur formation n’exige pas le meilleur
d’eux? Non, la formation universitaire devrait plutôt être redoutable et
pousser les futurs enseignants à se dépasser, tout en leur offrant le plus
grand bagage de connaissances possible.
3. Augmenter
les salaires
Une revalorisation du travail enseignant passe
inévitablement par une hausse substantielle des salaires. C’est connu, de
meilleurs salaires attirent automatiquement de meilleurs candidats. Mais
au-delà de cette considération majeure, ne serait-il pas juste d’augmenter la
rétribution des agents de notre éducation publique, considérant les impacts
sociaux, démographiques et économiques de leur travail professionnel?
4.
Professionnaliser – vraiment – la
pratique enseignante
Contrairement à toutes les autres professions dont
l’exercice met l’intégrité psychologique et physiologique d’un être humain en
jeu, l’enseignement n’est pas encadré et régit par un ordre professionnel. Actuellement,
les trois institutions qui font ce travail morcelé – le ministère de
l’éducation, les universités et les syndicats – sont soumises aux fluctuations
politiques et sociales et, par conséquent, agissent selon des intérêts qui
peuvent changer. Regrouper les questions relatives à l’acte d’enseigner (par
exemple : l’éthique professionnelle et les responsabilités du praticien)
au sein d’un seul organisme apolitique ayant les coudées franches pourrait non
seulement accroître le sentiment de protection du public, mais également
favoriser le plein développement et l’affirmation professionnels de nos
enseignants.
5. Entourer et
soutenir les enseignants
Les enseignants sont épuisés; c’est ce que
confirment les études récentes sur la qualité de vie des enseignant. Les
entourer et les soutenir signifie ne jamais les laisser seuls dans leur classe,
à souffrir le poids de la réussite de leurs élèves et leur propre réussite
professionnelle. Tous les enseignants, en particulier les novices, devraient
bénéficier d’un suivi hebdomadaire bienveillant qui passe en revue leur travail
pédagogique et aide à résoudre les problèmes. De plus, à défaut de pouvoir
réduire les ratios maître/élèves, il serait bénéfique de mettre à la
disposition des enseignants de l’aide quotidienne dans la planification et la
réalisation d’activités d’enseignement. Cette aide pourrait prendre plusieurs
formes : orthopédagogues, éducateurs et psychoéducateurs, parents
bénévoles, stagiaires et aides-enseignants.
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mardi 13 août 2013
M. Charest, des excuses sont nécessaires
Texte écrit le 23 mars 2013
Des excuses sont nécessaires
Cela prend beaucoup d’honnêteté et d’humilité
pour reconnaître que l’on s’est trompé. L’exercice du pouvoir comporte des
risques certains, dont celui de faire des erreurs, mais rien ne justifie une
utilisation idéologique de la violence.
Loin de moi l’idée de comparer indistinctement
les événements du printemps érable et ceux de la rébellion en Syrie, mais force
est d’admettre que des ressemblance sont perceptibles sur certains éléments
fondateurs. Situons plutôt ces deux situations sur une forme de continuum des
dérives du pouvoir, à des intensités cependant fort différentes, dont la ligne
directrice serait l’exercice du pouvoir – donc de la violence – à des fins
personnelle ou partisane, au détriment de l’ « intérêt suprême »
de la société.
À une des extrémités se trouve la triste histoire
récente de la Syrie selon Bachar Al Assad. Cet homme, dont l’entêtement et le
désir du pouvoir a mené vers une destruction progressive de son pays, tant
psychologiquement que physiquement, incarne ce que les dérives du pouvoir
politique pourraient représenter de plus terrible. Comment, en effet, justifier
la mort de dizaine de milliers d’être humains, la destruction de territoires
entiers et le traumatisme d’une population entière dont les effets persisteront
pendant de nombreuses années? Non, à mes yeux, aucune fin ne saurait exiger ce
sacrifice. D’ailleurs, sans aucun doute, cet homme devra un jour répondre de
ses actes et faire face à la justice.
À l’autre extrémité se trouve la crise
québécoise de 2012 et le parti libéral du Québec. Ce dernier, qui affichait à
l’origine une bonne foi évidente quant à ses aspirations pour les universités
québécoises, a peu à peu perdu de vue les « intérêts suprêmes » de la
société pour adopter des objectifs à visées personnelles (refus de céder, de
dire qu’on a eu tort) et électoralistes. Alors même que la situation sociale se
dégradait et laissait présager un empoisonnement des relations entre
différentes franges de la société, la raison aurait dû lui faire remarquer que
l’intégrité, l’ordre social et la sécurité de (trop) nombreux citoyens était
menacés par cet affrontement idéologique. Mais surtout, il aurait dû
reconnaître que les nouveaux objectifs qu’il poursuivait ne justifiaient pas
qu’il engage l’état – dont la police – dans la spirale de la violence; ou alors
accepter qu’aujourd’hui on lui impute la responsabilité totale de la crise. Il
ne valait pas la peine d’engager la société dans un débat qui allait
durablement diviser et opposer les membres d’une même nation.
En refusant de reculer, le gouvernement libéral
a sciemment mené le Québec vers une crise profonde – puisque c’est lui qui
menait, rappelons-le – qu’aucun « intérêt suprême » de la société ne
soit arrivé à expliquer. Au final, rien n’arrive à justifier la voie que ce
parti a choisie pour le Québec. Alors, que nous soyons pour ou contre
l’augmentation des droits de scolarité, force est d’admettre que les hommes et
femmes qui dirigeaient notre état à l’époque se sont conduits en dictats et
n’ont pas poursuivis des buts favorables à l’ensemble des citoyens.
Heureusement, contrairement à d’autres populations moins privilégiées, nous
avons pu nous sortir de cette spirale grâce à nos institutions démocratiques.
Mais les dirigeants de l’époque restent imputables, et devraient reconnaître
publiquement qu’ils se sont trompés, sans quoi ils seront à jamais vus à
travers leurs mensonges. Ou alors l’intérêt public aurait-il disparu
définitivement des visées de ce parti?
À cela se jouxte
un mépris pour une frange de la population en fonction de leurs idées et un
travail de propagande et de désinformation bien réfléchi. Bien qu’à des lieues
de distance au plan de l’intensité, ces deux situations nous démontrent qu’il
existe encore aujourd’hui des dirigeants qui sont prêts à tout, même à
envenimer et laisser dégénérer une crise sociale, pour conserver le pouvoir
qu’ils ont acquis.
À l’ombre de l’opulence… l’itinérance
Texte écrit le 12 décembre 2011
Je marche au centre-ville de Montréal,
vaquant à mes occupations habituelles, souvent pressé et à la recherche d’un
café. Mais j’en viens à me sentir oppressé par un mal qui croît, là, à l’ombre
des restos, des boutiques, des salles de divertissement et de l’indifférence.
Cette tristesse me prend dès que je sors d’un métro, dans ou près du centre de
la ville, et me suit jusqu’à ce que je sois à l’intérieur des bâtiments bien
surveillés!
Parfois ils ou elles sont un peu épeurant,
parlent au vide, nous jettent des regards hagards ou crient à tue-tête une
détresse, quasi tangible. Parfois ils sont en filigrane sur le décor urbain,
couchés dans l’ombre, peut-être à demi morts, parti dans les suites d’une
injection qui traîne maintenant à mes pieds. Une fois même, une de ces bêtes
s’accote sur le mur d’un théâtre respectable et défèque devant les passants,
ahuris, qui s’efforcent de regarder ailleurs. Elle n’est plus cachée, la
détresse. Elle fait partie de mon quotidien; du quotidien de millions de gens
qui passent par les mêmes endroits que moi.
Moi-même, je fais partie des plus pauvres
au fond. Étudiant bénéficiaire du programme gouvernemental de prêts et bourses,
fatigué par l’accumulation des horaires contraignants de stages, travaux et
boulots (les derniers me permettant de faire les deux premiers!). Pourtant, je
me sens totalement coupable et impuissant face à cette détresse qui me saute au
visage à tous les coins de rue. Mon avenir est théoriquement assuré : je
suis en santé physique et psychologique, j’ai des amis, des passions et des
rêves fous auxquels je peux aspirer. Pourtant, je ne suis pas à l’abri des
accidents, de la maladie mentale ou physique, des drames familiaux, amicaux, de
l’économie en dents de scie. S’il m’arrivait quelque chose, si je perdais
espoir et dignité, si moi aussi je me retrouvais à la rue dans dix ans, y
aura-t-il quelqu’un pour me venir en aide et m’aider à me relever?
L’itinérance a fait sa place à l’ombre de
l’opulence, a crû à cause de notre indifférence et de celle de nos élus. Le
passant est impuissant et, par défaut, tolérant face à cette détresse du
quotidien. Pour avoir de très riches humains, il faut avoir de très pauvres
humains. Et quand la collectivité n’est plus là pour forcer les uns à redonner
aux autres, ils ne le font plus. Ces gens devraient être soutenus pour de vrai,
afin de les sortir de la rue. Des équipes d’intervenants qualifiés devraient
être dans les rues à leur parler, les soigner, les transporter vers des
endroits chauds, à la manière du SAMU parisien. Des moyens devraient être
augmentés pour les soins et les suivis psychiatriques, afin d’éviter des événements comme la fusillade du 6
juin dernier, lorsque la police a ouvert le feu sur Mario Hamel un sans-abri en
pleine psychose, et tué un passant. Quand les choses bougeront-elles?
De retour
Après une longue absence, me voici de retour.
En fait, cette absence s'explique grandement parce que justement... j'écrivais! Car je me suis lancé à l'automne 2012 dans un projet de mémoire de maîtrise qui m'a tenu en haleine jusqu'à aujourd'hui. Non que ce soit terminé - loin de là - mais plutôt que j'aie concentré toutes mes énergies de rédaction à cette tâche colossale qu'est d'écrire un mémoire pertinent et intéressant. J'espère bien y arriver!
D'ailleurs, je prépare actuellement un projet de doctorat pour l'an prochain. C'est que j'ai pris goût au monde de la recherche et l'idée d'en faire ma vie s'impose de plus en plus!
Je vais bloguer quelques articles prochainement que j'ai écris au cours de l'année mais qui n'ont pas encore été publiés. Je tenterai également de faire quelques comptes rendus de l'actualité, surtout dans le prochain mois alors que l'année scolaire recommence.
Bonnes lectures!
En fait, cette absence s'explique grandement parce que justement... j'écrivais! Car je me suis lancé à l'automne 2012 dans un projet de mémoire de maîtrise qui m'a tenu en haleine jusqu'à aujourd'hui. Non que ce soit terminé - loin de là - mais plutôt que j'aie concentré toutes mes énergies de rédaction à cette tâche colossale qu'est d'écrire un mémoire pertinent et intéressant. J'espère bien y arriver!
D'ailleurs, je prépare actuellement un projet de doctorat pour l'an prochain. C'est que j'ai pris goût au monde de la recherche et l'idée d'en faire ma vie s'impose de plus en plus!
Je vais bloguer quelques articles prochainement que j'ai écris au cours de l'année mais qui n'ont pas encore été publiés. Je tenterai également de faire quelques comptes rendus de l'actualité, surtout dans le prochain mois alors que l'année scolaire recommence.
Bonnes lectures!
mardi 20 décembre 2011
Revue du mois de décembre
Petite (moyenne-grande) revue des articles intéressants au mois de décembre.
Issus en totalité du journal Le Devoir, à ma porte tous les matins...
1. Rapport sur les performances scolaires
Vraiment très intéressant. Je retiens essentiellement :
« Là où il y a un potentiel explosif dans l'opinion publique, la mesure d'apaisement n'est jamais très loin. » en parlant des grandes enquêtes axées sur les résultats scolaires des élèves. « Il se passe quelque chose et on cherche à réagir tout de suite. On n'a pas évalué toutes les hypothèses et on arrive avec des solutions qui découlent du sens commun, sans regarder la recherche. C'est une gestion action-réaction. » de dire Jean Bernatchez (prof à l'UQAR). En outre, M. Bernatchez ajoute : « On ne peut pas reprocher à la ministre de l'éducation d'écouter ce que les gens de terrain ont à dire, sauf que, dans cette perspective, la CSQ est un syndicat qui vise à protéger ses membres alors qu'à l'association des professeurs de français, par exemple, ce sont les gens de contenu. Je pense que ce qu'ils ont à dire a plus de poids qu'un syndicat corporatif. » Finalement, il conclue : « Aujourd'hui, si on regarde la composition du ministère, les sous-ministres sont bien souvent des gestionnaires de carrière qui vont veiller à ce que les budgets soient respectés et gérer en fonction des résultats. [...] De sorte que la plupart des ministres sont influencés par une crise ou différents lobbys, peu importe lesquels. »
Il est effectivement assez préoccupant de savoir que les hauts-dirigeants du ministère de l'éducation pourraient ne pas avoir de formation en éducation ou d'expérience des milieux éducatifs... Ils deviennent alors dépendants des recommandations et autres exercices d'influences pour prendre des décisions qui auront une influence sur les services (c'est-à-dire... probablement toutes les décisions!!!).
Je ne serais pas surpris, dans ce contexte, que l'idée de M Charest d'équiper toutes les classes de TBI lui soit venu des entreprises qui les fabriquent, après lui avoir exposé, probablement à grand frais, à quel point c'est important que le Québec se dote de cette nouvelle technologie!
La gestion spontanée des résultats
Le Devoir, Samedi 3 et Dimanche 4 décembre 2011
2. La réponse de Réjean Parent (CSQ)
Celui-ci se défend d'être corporatiste, comme l'a semi-affirmé M. Bernatchez dans l'article précédent. Il met en exergue toute l'énergie déployée par la CSQ pour mieux identifier les problèmes de notre système et trouver des solutions à ceux-ci, ainsi que le professionnalisme et le réel soucis pour l'intérêt des élèves que démontre son personnel.
Je suis certain que tous ceux qui y travaillent le font de bonne foi. J'en suis même convaincu! Mais force est d'admettre que c'est probablement par glissement que les syndicats sont devenus les bons conseillers du ministère en matière de réussite scolaire. Depuis quand ceux-ci devraient-ils supplanter les universités en matière d'expertise, de recherche et d'expérimentation? J'imagine que c'est une question d'agent...
Tout pour la réussite, pas pour le corporatisme
Le Devoir, Mardi le 6 Décembre 2011
3. Sombre avenir pour le Québec
Texte de M. Pierre St-Germain, président de la FAE
Encore une fois, le président de la FAE me surprend par son manque de rigueur intellectuelle. Cette fois il attaque de tous côtés la CAQ et son chef, François Legault. Je suis loin d'être un partisan de cette nouvelle coalition, mais force est d'admettre que notre président utilise ici des raccourcis trompeurs et fait preuve d'un dogmatisme à peine caché derrière l'emploi d'une tonne d'adjectifs tendancieux. En bref, j'ai l'impression d'avoir devant moi un grand maître de la démagogie en colère. Car de son texte se dégage une forte impression de colère incontrôlée, qui lui fait dire des choses presque grossières... indéfendables et teint d'une trop grande opiniâtreté.
Le pire dans tout cela, c'est que je suis d'accord sur certaines idées qu'il avance. Mais à la manière qu'il s'y prend pour nous les enfoncer dans la tête...
Je n'en parlerai pas davantage. Allez le lire, et essayez de tenir jusqu'au bout!
Sombre avenir pour le Québec
Le Devoir, Mardi le 13 Décembre 2011
Si vous voulez un éclairage plus intelligent et clair à propos de l'idée d'évaluer les enseignants en fonction des performances des élèves, je vous propose plutôt ce très bon texte, paru en novembre, écrit par Ian Murchison, étudiant à l'ENAP.
L'école est en feu? On sort de l'école.
Le Devoir, Mardi le 29 Novembre 2011
4. L'intimidation en milieu scolaire
Il y a eu de nombreux articles, plus ou moins pertinents à propos de l'intimidation à l'école. Je n'en parlerai donc pas car je crois que le sujet a été sur-médiatisé et que le message le plus populaire est très clair.
5. La dyslexie : une maladie mentale?
Beaucoup d'encre a coulé depuis l'annonce que la dyslexie et autres troubles d'apprentissages seront reconnus comme des maladies mentales par le ministère de l'éducation dès 2012.
La dyslexie : une maladie mentale?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- Monique Brodeur, doyenne de la faculté d'éducation de l'UQAM, affirme que cela risque fortement de causer des préjudices importants aux gens ayant ce type de troubles.
Troubles d'apprentissages - La dyslexie, bientôt un trouble mental?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- D'autres intervenants du milieu scolaire la soutiennent d'ailleurs dans sa démarche d'opposition à la révision du guide explicatif qui balisera la loi 21.
Dyslexie, une coalition s'organise.
Le Devoir, 6 décembre 2011
- Jean Paul Dutrisac, président de l'Office des professions du Québec, y va d'une réplique qui relativise les impacts négatifs des nouvelles dispositions. Il affirme plutôt que cette loi aura comme effet positif « d'élargir l'éventail des services professionnels auxquels [les élèves] auront accès. »
La réplique - troubles d'apprentissage. Des inquiétudes non fondées.
Le Devoir, 8 décembre 2011
Pourtant, celui-ci change de position peu après, le 12 décembre, et co-signe un article plutôt revendicateur. Étonnant non?
Écarter le corporatisme et consulter les acteurs du milieu scolaire pour mieux protéger le public.
Le Devoir, 12 décembre 2011
- Finalement, Le Devoir y va d'un article explicatif sur la Dyslexie et la Dysorthographie qui me semble assez bien! D'emblée, on y lit : « La dyslexie n'est pas un trouble mental, comme le guide explicatif qui balisera la loi 21 le laisse entendre. Il s'agit plutôt d'un trouble neurobiologique du développement que les scientifiques comprennent demieux en mieux. »
L'extraordinaire plasticité du cerveau.
Le Devoir, 10 décembre 2011
6. Commissions scolaires
Les commissions scolaires estiment ne pas pouvoir faire plus de compressions budgétaires (comme demandé par le gouvernement) sans toucher aux services aux élèves.
Les commissions scolaires en ont assez
Le Devoir, Samedi 10 et Dimanche 11 décembre 2011
«Un nouveau modèle de démocratie scolaire», proposé par Gaétan Neault, président de l'Association Montréalaise des Directions d'Établissements Scolaires (AMES), dans la revue Entreprendre fait jaser.
Les commissions scolaires discutent de leur avenir
Le Devoir, 26 novembre 2011
7. Un petit bijou : Universités inc. : Contre la hausse des frais de scolarité.
Je vous parle de l'article de Louis Cornellier dans Le Devoir du 17-18 décembre, qui a lu pour nous l'essai Universités inc. et nous en fait un survol épatant. En huit chapitres, ils dégonflent autant de mythes destinés à justifier une augmentation des droits de scolarité.
Enfin des armes solides pour les opposants à la hausse!
Essais québécois - Contre la hausse des frais de scolarité
Le devoir, 17 décembre 2011
Et :
Universités inc.
Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l'économie du savoir
Éric Martin et Maxime Ouellet
Lux
Montréal, 2011, 156 pages
Issus en totalité du journal Le Devoir, à ma porte tous les matins...
1. Rapport sur les performances scolaires
Vraiment très intéressant. Je retiens essentiellement :
« Là où il y a un potentiel explosif dans l'opinion publique, la mesure d'apaisement n'est jamais très loin. » en parlant des grandes enquêtes axées sur les résultats scolaires des élèves. « Il se passe quelque chose et on cherche à réagir tout de suite. On n'a pas évalué toutes les hypothèses et on arrive avec des solutions qui découlent du sens commun, sans regarder la recherche. C'est une gestion action-réaction. » de dire Jean Bernatchez (prof à l'UQAR). En outre, M. Bernatchez ajoute : « On ne peut pas reprocher à la ministre de l'éducation d'écouter ce que les gens de terrain ont à dire, sauf que, dans cette perspective, la CSQ est un syndicat qui vise à protéger ses membres alors qu'à l'association des professeurs de français, par exemple, ce sont les gens de contenu. Je pense que ce qu'ils ont à dire a plus de poids qu'un syndicat corporatif. » Finalement, il conclue : « Aujourd'hui, si on regarde la composition du ministère, les sous-ministres sont bien souvent des gestionnaires de carrière qui vont veiller à ce que les budgets soient respectés et gérer en fonction des résultats. [...] De sorte que la plupart des ministres sont influencés par une crise ou différents lobbys, peu importe lesquels. »
Il est effectivement assez préoccupant de savoir que les hauts-dirigeants du ministère de l'éducation pourraient ne pas avoir de formation en éducation ou d'expérience des milieux éducatifs... Ils deviennent alors dépendants des recommandations et autres exercices d'influences pour prendre des décisions qui auront une influence sur les services (c'est-à-dire... probablement toutes les décisions!!!).
Je ne serais pas surpris, dans ce contexte, que l'idée de M Charest d'équiper toutes les classes de TBI lui soit venu des entreprises qui les fabriquent, après lui avoir exposé, probablement à grand frais, à quel point c'est important que le Québec se dote de cette nouvelle technologie!
La gestion spontanée des résultats
Le Devoir, Samedi 3 et Dimanche 4 décembre 2011
2. La réponse de Réjean Parent (CSQ)
Celui-ci se défend d'être corporatiste, comme l'a semi-affirmé M. Bernatchez dans l'article précédent. Il met en exergue toute l'énergie déployée par la CSQ pour mieux identifier les problèmes de notre système et trouver des solutions à ceux-ci, ainsi que le professionnalisme et le réel soucis pour l'intérêt des élèves que démontre son personnel.
Je suis certain que tous ceux qui y travaillent le font de bonne foi. J'en suis même convaincu! Mais force est d'admettre que c'est probablement par glissement que les syndicats sont devenus les bons conseillers du ministère en matière de réussite scolaire. Depuis quand ceux-ci devraient-ils supplanter les universités en matière d'expertise, de recherche et d'expérimentation? J'imagine que c'est une question d'agent...
Tout pour la réussite, pas pour le corporatisme
Le Devoir, Mardi le 6 Décembre 2011
3. Sombre avenir pour le Québec
Texte de M. Pierre St-Germain, président de la FAE
Encore une fois, le président de la FAE me surprend par son manque de rigueur intellectuelle. Cette fois il attaque de tous côtés la CAQ et son chef, François Legault. Je suis loin d'être un partisan de cette nouvelle coalition, mais force est d'admettre que notre président utilise ici des raccourcis trompeurs et fait preuve d'un dogmatisme à peine caché derrière l'emploi d'une tonne d'adjectifs tendancieux. En bref, j'ai l'impression d'avoir devant moi un grand maître de la démagogie en colère. Car de son texte se dégage une forte impression de colère incontrôlée, qui lui fait dire des choses presque grossières... indéfendables et teint d'une trop grande opiniâtreté.
Le pire dans tout cela, c'est que je suis d'accord sur certaines idées qu'il avance. Mais à la manière qu'il s'y prend pour nous les enfoncer dans la tête...
Je n'en parlerai pas davantage. Allez le lire, et essayez de tenir jusqu'au bout!
Sombre avenir pour le Québec
Le Devoir, Mardi le 13 Décembre 2011
Si vous voulez un éclairage plus intelligent et clair à propos de l'idée d'évaluer les enseignants en fonction des performances des élèves, je vous propose plutôt ce très bon texte, paru en novembre, écrit par Ian Murchison, étudiant à l'ENAP.
L'école est en feu? On sort de l'école.
Le Devoir, Mardi le 29 Novembre 2011
4. L'intimidation en milieu scolaire
Il y a eu de nombreux articles, plus ou moins pertinents à propos de l'intimidation à l'école. Je n'en parlerai donc pas car je crois que le sujet a été sur-médiatisé et que le message le plus populaire est très clair.
5. La dyslexie : une maladie mentale?
Beaucoup d'encre a coulé depuis l'annonce que la dyslexie et autres troubles d'apprentissages seront reconnus comme des maladies mentales par le ministère de l'éducation dès 2012.
La dyslexie : une maladie mentale?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- Monique Brodeur, doyenne de la faculté d'éducation de l'UQAM, affirme que cela risque fortement de causer des préjudices importants aux gens ayant ce type de troubles.
Troubles d'apprentissages - La dyslexie, bientôt un trouble mental?
Le Devoir, 26 novembre 2011
- D'autres intervenants du milieu scolaire la soutiennent d'ailleurs dans sa démarche d'opposition à la révision du guide explicatif qui balisera la loi 21.
Dyslexie, une coalition s'organise.
Le Devoir, 6 décembre 2011
- Jean Paul Dutrisac, président de l'Office des professions du Québec, y va d'une réplique qui relativise les impacts négatifs des nouvelles dispositions. Il affirme plutôt que cette loi aura comme effet positif « d'élargir l'éventail des services professionnels auxquels [les élèves] auront accès. »
La réplique - troubles d'apprentissage. Des inquiétudes non fondées.
Le Devoir, 8 décembre 2011
Pourtant, celui-ci change de position peu après, le 12 décembre, et co-signe un article plutôt revendicateur. Étonnant non?
Écarter le corporatisme et consulter les acteurs du milieu scolaire pour mieux protéger le public.
Le Devoir, 12 décembre 2011
- Finalement, Le Devoir y va d'un article explicatif sur la Dyslexie et la Dysorthographie qui me semble assez bien! D'emblée, on y lit : « La dyslexie n'est pas un trouble mental, comme le guide explicatif qui balisera la loi 21 le laisse entendre. Il s'agit plutôt d'un trouble neurobiologique du développement que les scientifiques comprennent demieux en mieux. »
L'extraordinaire plasticité du cerveau.
Le Devoir, 10 décembre 2011
6. Commissions scolaires
Les commissions scolaires estiment ne pas pouvoir faire plus de compressions budgétaires (comme demandé par le gouvernement) sans toucher aux services aux élèves.
Les commissions scolaires en ont assez
Le Devoir, Samedi 10 et Dimanche 11 décembre 2011
«Un nouveau modèle de démocratie scolaire», proposé par Gaétan Neault, président de l'Association Montréalaise des Directions d'Établissements Scolaires (AMES), dans la revue Entreprendre fait jaser.
Les commissions scolaires discutent de leur avenir
Le Devoir, 26 novembre 2011
7. Un petit bijou : Universités inc. : Contre la hausse des frais de scolarité.
Je vous parle de l'article de Louis Cornellier dans Le Devoir du 17-18 décembre, qui a lu pour nous l'essai Universités inc. et nous en fait un survol épatant. En huit chapitres, ils dégonflent autant de mythes destinés à justifier une augmentation des droits de scolarité.
Enfin des armes solides pour les opposants à la hausse!
Essais québécois - Contre la hausse des frais de scolarité
Le devoir, 17 décembre 2011
Et :
Universités inc.
Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l'économie du savoir
Éric Martin et Maxime Ouellet
Lux
Montréal, 2011, 156 pages
dimanche 11 décembre 2011
Les intérêts des élèves
À entendre quelques intervenants qui écrivent ou interviennent régulièrement dans les médias, la meilleure des pédagogies se concentrerait sur les intérêts des élèves. C'est-à-dire que l'enseignant devrait choisir ses sujets, thèmes et activités en fonction des intérêts des élèves, afin de susciter initialement l'éclosion d'une forte motivation intrinsèque. Ce discours, de plus en plus entendu et diffusé, notamment dans les cours de formation des maîtres à l'université, appelle à la vigilance et à la réflexion de la part des pédagogues. Même présenté comme une forme de panacée, il est truffé de raccourcis et de contradictions.
Je ne vois pas en mal l'idée que les élèves puissent être accrochés par quelque chose qu'ils connaissent déjà, mais je m'inquiète que l'énergie mise sur ce quelque chose ne diminue le temps consacré à des connaissances nouvelles. Et cela, au nom de "la motivation des élèves". Qui n'a d'ailleurs jamais été témoin d'un enfant qui, n'ayant connu que les produits dérivés d'un héros populaire (par exemple, des souliers Spiderman, des céréales Spiderman, des vêtements Spiderman, les films et dessins animés Spiderman, etc.), n'ait développé aucune connaissances différentes à propos de ses objets du quotidien que celles acquises des produits de son héros favori? Cet exemple parle de lui-même...
Je me désole donc de plus en plus de ce raccourci de l'esprit, qui semble faire fi de la valeur essentielle de l'apprentissage, soit celle d'acquérir quelque chose de nouveau, inconnu; un savoir ou une connaissance que nous n'avions pas avant ce moment critique d'apprentissage. De plus, on suppose à nouveau que l'élève est incapable et on lui facilite la tâche, encore une fois au nom de "la motivation intrinsèque des élèves". S'attaquer à la motivation des élèves n'est pas une affaire de trucs, ou de raccourcis comme celui-ci; mais un travail profond et laborieux de la part de l'enseignant.
*En réponse à ceux qui défendraient cette pratique en disant qu'en bout de compte elle sert l'apprentissage d'autres connaissances, indépendantes du contexte, je réponds d'office que les sujets et thèmes choisis pour une activité constituent en soi des connaissances.
Je ne vois pas en mal l'idée que les élèves puissent être accrochés par quelque chose qu'ils connaissent déjà, mais je m'inquiète que l'énergie mise sur ce quelque chose ne diminue le temps consacré à des connaissances nouvelles. Et cela, au nom de "la motivation des élèves". Qui n'a d'ailleurs jamais été témoin d'un enfant qui, n'ayant connu que les produits dérivés d'un héros populaire (par exemple, des souliers Spiderman, des céréales Spiderman, des vêtements Spiderman, les films et dessins animés Spiderman, etc.), n'ait développé aucune connaissances différentes à propos de ses objets du quotidien que celles acquises des produits de son héros favori? Cet exemple parle de lui-même...
Je me désole donc de plus en plus de ce raccourci de l'esprit, qui semble faire fi de la valeur essentielle de l'apprentissage, soit celle d'acquérir quelque chose de nouveau, inconnu; un savoir ou une connaissance que nous n'avions pas avant ce moment critique d'apprentissage. De plus, on suppose à nouveau que l'élève est incapable et on lui facilite la tâche, encore une fois au nom de "la motivation intrinsèque des élèves". S'attaquer à la motivation des élèves n'est pas une affaire de trucs, ou de raccourcis comme celui-ci; mais un travail profond et laborieux de la part de l'enseignant.
*En réponse à ceux qui défendraient cette pratique en disant qu'en bout de compte elle sert l'apprentissage d'autres connaissances, indépendantes du contexte, je réponds d'office que les sujets et thèmes choisis pour une activité constituent en soi des connaissances.
dimanche 11 septembre 2011
De retour
Été chargé,
J'ai travaillé fort pour un projet très stimulant, malheureusement sans vacances.
Voici donc un petit article que j'ai écris pour le journal de quartier, à propos de mon travail avec les enfants et les écoles du quartier.
Projet Accès à l'école
J'aurai éventuellement de nombreux petits textes à écrire suite à ces quelques mois d'effervescence.
Pour l'instant, retour à l'université!
AKR
J'ai travaillé fort pour un projet très stimulant, malheureusement sans vacances.
Voici donc un petit article que j'ai écris pour le journal de quartier, à propos de mon travail avec les enfants et les écoles du quartier.
Projet Accès à l'école
J'aurai éventuellement de nombreux petits textes à écrire suite à ces quelques mois d'effervescence.
Pour l'instant, retour à l'université!
AKR
mardi 12 avril 2011
L'anglais
Dans cette école, il y a bien peu d'enfants qui parlent français en y arrivant.
Ils parlent plus souvent l'anglais comme deuxième langue, alors que la première est assez lointaine pour moi, francophone exclusif.
C'est que pour moi, l'anglais n'a longtemps été qu'une matière scolaire; une deuxième façon de lire les mêmes informations sur les boîtes de céréales ou ce que parlaient les touristes du Vieux-Québec lorsque j'y passais avec ma famille ou mes amis. C'était la langue des postes de télé où "il y avait des pubs pour les enfants"! Mais où je ne comprenais rien des comiques que j'écoutais.
C'est évidemment internet et les voyages qui m'ont fait découvrir l'utilité de la connaître, cette langue.
Ce matin, cette langue me permet d'insuffler à des enfants la réussite et la compréhension de consignes somme toute déjà assez complexe pour eux. Certains ne comprennent ni français ni anglais, bien sur, mais pour ceux-là je sortirai mes plus beaux gestes et mes plus beaux sourires.
« Bravooo!! » Tout en applaudissant et en souriant très fort, manière de lui faire comprendre qu'il a bien compris, qu'il a réussit. Cet enfant qui semble si perdu dans une école si grande, avec autant de grandes personnes qui l'observent et l'encouragent, ne parle pas encore notre langue mais il l'apprendra. Il l'apprendra mieux elle que les autres, c'est certain, du moins tant qu'il n'aura pas la possibilité d'étudier en anglais. C'est là que réside tout notre espoir de préservation du français.
Dès leur entrée dans cette classe, premier contact avec le français et premières interactions obligées avec le français, ces enfants débutent l'apprentissage le plus important de leur vie : communiquer.
« Ooohh! qu'elle est belle ta souris! C'est une très belle souris ça! » lui dis-je.
« Souris! » me dit-elle d'un accent slave et les yeux interrogateurs, en pointant le petit collant brillant sur son poignet.
« Oui. Souris! Bravo!!»
Et je ne peux m'empêcher de sourire très, très fort!
Ils parlent plus souvent l'anglais comme deuxième langue, alors que la première est assez lointaine pour moi, francophone exclusif.
C'est que pour moi, l'anglais n'a longtemps été qu'une matière scolaire; une deuxième façon de lire les mêmes informations sur les boîtes de céréales ou ce que parlaient les touristes du Vieux-Québec lorsque j'y passais avec ma famille ou mes amis. C'était la langue des postes de télé où "il y avait des pubs pour les enfants"! Mais où je ne comprenais rien des comiques que j'écoutais.
C'est évidemment internet et les voyages qui m'ont fait découvrir l'utilité de la connaître, cette langue.
Ce matin, cette langue me permet d'insuffler à des enfants la réussite et la compréhension de consignes somme toute déjà assez complexe pour eux. Certains ne comprennent ni français ni anglais, bien sur, mais pour ceux-là je sortirai mes plus beaux gestes et mes plus beaux sourires.
« Bravooo!! » Tout en applaudissant et en souriant très fort, manière de lui faire comprendre qu'il a bien compris, qu'il a réussit. Cet enfant qui semble si perdu dans une école si grande, avec autant de grandes personnes qui l'observent et l'encouragent, ne parle pas encore notre langue mais il l'apprendra. Il l'apprendra mieux elle que les autres, c'est certain, du moins tant qu'il n'aura pas la possibilité d'étudier en anglais. C'est là que réside tout notre espoir de préservation du français.
Dès leur entrée dans cette classe, premier contact avec le français et premières interactions obligées avec le français, ces enfants débutent l'apprentissage le plus important de leur vie : communiquer.
« Ooohh! qu'elle est belle ta souris! C'est une très belle souris ça! » lui dis-je.
« Souris! » me dit-elle d'un accent slave et les yeux interrogateurs, en pointant le petit collant brillant sur son poignet.
« Oui. Souris! Bravo!!»
Et je ne peux m'empêcher de sourire très, très fort!
dimanche 27 mars 2011
La mort du manuel scolaire, l'émergence du jeu en éducation
Article sur une conférence au festival South by Southwest, à Austin au Texas :
« Whyville propose un monde virtuel dans lequel les participants (les élèves) doivent réaliser des tâches d'apprentissage en mathématiques et en sciences qui leur rapporteront de l'argent pour faire tourner l'économie de leur petite communauté. Le site Why-Texas, lui, permet aux écoles du Texas d'entrer en compétition entre elles. Les classes gagnantes reçoivent des prix comme du matériel scientifique ou des séances de formation pour les enseignants. »
À la fin de l'article, Mario Asselin nous ramène sur terre en nous rappelant qu'ici, nous n'en sommes encore qu'à l'étape de la recherche sur le sujet.
« Apprendre, un jeu d'enfant? » de Nathalie Collar, sur cyberpresse.ca le 26 mars 2011.
« Whyville propose un monde virtuel dans lequel les participants (les élèves) doivent réaliser des tâches d'apprentissage en mathématiques et en sciences qui leur rapporteront de l'argent pour faire tourner l'économie de leur petite communauté. Le site Why-Texas, lui, permet aux écoles du Texas d'entrer en compétition entre elles. Les classes gagnantes reçoivent des prix comme du matériel scientifique ou des séances de formation pour les enseignants. »
À la fin de l'article, Mario Asselin nous ramène sur terre en nous rappelant qu'ici, nous n'en sommes encore qu'à l'étape de la recherche sur le sujet.
« Apprendre, un jeu d'enfant? » de Nathalie Collar, sur cyberpresse.ca le 26 mars 2011.
Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit?
« Sans dénier les difficultés du milieu de l'éducation, les chercheurs ont toutefois remarqué qu'une interprétation erronée du «stress» et les mauvaises méthodes employées pour le mesurer ont peut-être conduit à une trop grande vulgarisation du concept, voire à un certain sensationnalisme. »
Extrait de : « Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit? » de Lisa-Marie Gervais le 23 mars dernier.
En réponse :
« On va laisser les chercheurs discuter entre eux, parce qu'il y a d'autres recherches qui ne vont pas du tout dans le même sens de ce qu'on constate, nous, sur le terrain. Les sondages qu'on a menés ne vont pas dans ce sens-là. » a rétorqué Mme Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
in « Dans les écoles, le stress est bien réel » de Lisa-Marie Gervais le 24 mars 2011.
Finalement, l'analyse de Marie-Andrée Chouinard : « Détresse des enseignants, qui dit vrai? »
le vendredi 25 mars 2011.
Extrait de : « Enseignants, une détresse plus rare qu'on le croit? » de Lisa-Marie Gervais le 23 mars dernier.
En réponse :
« On va laisser les chercheurs discuter entre eux, parce qu'il y a d'autres recherches qui ne vont pas du tout dans le même sens de ce qu'on constate, nous, sur le terrain. Les sondages qu'on a menés ne vont pas dans ce sens-là. » a rétorqué Mme Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
in « Dans les écoles, le stress est bien réel » de Lisa-Marie Gervais le 24 mars 2011.
Finalement, l'analyse de Marie-Andrée Chouinard : « Détresse des enseignants, qui dit vrai? »
le vendredi 25 mars 2011.
L'indifférence : ennemie de la démocratie
Ne trouvez-vous pas révoltant que persiste ce climat de morosité vis-à-vis de la politique à Ottawa? Cette indifférence populaire face à un état de plus en plus lointain et opposé à nos valeurs? J'ai besoin d'écrire un peu à ce sujet car j'ai l'impression que ma tête va exploser à force d'être scandalisé par tout ce que fait le gouvernement Harper...
Depuis que les conservateurs de Harper sont à Ottawa, l'étoile de la démocratie canadienne semble s'éteindre davantage de jour en jour. L'état canadien, dirigé par nos représentants élus, fuit tellement le dialogue avec la population qu'on a l'impression qu'une tour d'ivoire est en train de réellement se construire sous notre nez, à Ottawa, sans que nous ne puissions rien y faire.
Aux questions posées, nos politiciens répondent par des slogans ou changent de sujet. Même le mensonge, la dissimulation et la tromperie semblent être monnaie courante chez notre bon gouvernement Harper... et les preuves ne manquent pas. Il faut maintenant déchiffrer le discours, attendre patiemment les retombées d'une décision sans en savoir les motifs, chercher désespérément des informations qui ne sont plus disponibles car bloquées (ou modifiées!!) par les suppôts du PM.
Rendre l'accès plus difficile à l'information et la modifier à son intérêt, comme fait le gouvernement Harper depuis son accession au pouvoir, constitue une atteinte à ma liberté de penser et accentue délibérément l'indifférence d'une population fatiguée par tant de contradictions. C'est pourtant bien l'effet recherché : désinformer pour mieux manipuler.
L'indifférence est l'ennemie de la démocratie. L'indifférence donne davantage de pouvoirs à ceux qu'on a élu, car ils ne nous sont plus redevables et n'ont plus à répondre de leurs actes.
À lire dans Le Devoir du 26-27 mars 2011 :
« Contre Harper? Oui, mais comment? » de Christian Nadeau,
« Le glas a sonné - Le gouvernement conservateur devient le premier de l'histoire canadienne à tomber pour outrage au parlement. » de Guillaume Bourgault-Côté,
« Une élection "inutile"? » de Gil Courtemanche.
Depuis que les conservateurs de Harper sont à Ottawa, l'étoile de la démocratie canadienne semble s'éteindre davantage de jour en jour. L'état canadien, dirigé par nos représentants élus, fuit tellement le dialogue avec la population qu'on a l'impression qu'une tour d'ivoire est en train de réellement se construire sous notre nez, à Ottawa, sans que nous ne puissions rien y faire.
Aux questions posées, nos politiciens répondent par des slogans ou changent de sujet. Même le mensonge, la dissimulation et la tromperie semblent être monnaie courante chez notre bon gouvernement Harper... et les preuves ne manquent pas. Il faut maintenant déchiffrer le discours, attendre patiemment les retombées d'une décision sans en savoir les motifs, chercher désespérément des informations qui ne sont plus disponibles car bloquées (ou modifiées!!) par les suppôts du PM.
Rendre l'accès plus difficile à l'information et la modifier à son intérêt, comme fait le gouvernement Harper depuis son accession au pouvoir, constitue une atteinte à ma liberté de penser et accentue délibérément l'indifférence d'une population fatiguée par tant de contradictions. C'est pourtant bien l'effet recherché : désinformer pour mieux manipuler.
L'indifférence est l'ennemie de la démocratie. L'indifférence donne davantage de pouvoirs à ceux qu'on a élu, car ils ne nous sont plus redevables et n'ont plus à répondre de leurs actes.
À lire dans Le Devoir du 26-27 mars 2011 :
« Contre Harper? Oui, mais comment? » de Christian Nadeau,
« Le glas a sonné - Le gouvernement conservateur devient le premier de l'histoire canadienne à tomber pour outrage au parlement. » de Guillaume Bourgault-Côté,
« Une élection "inutile"? » de Gil Courtemanche.
dimanche 13 mars 2011
L'engagement des générations post-babyboomers - une question d'émotions!
Le texte de Lise Payette, dans Le Devoir de ce vendredi le 11 mars, m'inspire la réflexion suivante :
si les jeunes gens de la classe moyenne d'aujourd'hui (disons moins de 30 ans) semblent moins impliqués socialement, revendicateurs, solidaires ou politisés, serait-ce parce que ces formes d'engagement ne suscite pas chez eux les mêmes émotions que chez les générations précédentes? Je m'explique.
Les combats de nos parents et de nos grands-parents étaient directement liés à des situations d'oppression, d'injustice et de souffrance auxquelles eux-mêmes étaient soumis. Ainsi la mobilisation et la solidarité leur a permis d'accéder à un niveau de vie moyen beaucoup plus élevé et égalitaire que ce qu'ils avaient eux-mêmes vécu. Par contre, pour les générations suivantes, qui grandissent dans cette société plus équitable et généreuse et peuvent s'épanouir dans la liberté et la qualité de vie qu'on connaît, les enjeux sociaux auxquels elles sont confrontées n'ont pas les mêmes impacts sur leur individualité et leur niveau de vie. Contrairement à leurs parents, cette lutte moderne n'a plus d'emprise dans leur quotidien et elles accordent ainsi moins d'affect à "l'engagement", ainsi moins chargé et signifiant.
Or, ce qui meut les masses c'est l'émotion, ou la conviction qu'il faille personnellement se soulever contre quelque chose ou quelqu'un à défaut d'être laissé de côté. Et la souffrance semble être la plus puissante des émotions mobilisatrices. Aujourd'hui, alors que nous ne souffrons plus ou presque, comment générer une aussi grande puissance?
si les jeunes gens de la classe moyenne d'aujourd'hui (disons moins de 30 ans) semblent moins impliqués socialement, revendicateurs, solidaires ou politisés, serait-ce parce que ces formes d'engagement ne suscite pas chez eux les mêmes émotions que chez les générations précédentes? Je m'explique.
Les combats de nos parents et de nos grands-parents étaient directement liés à des situations d'oppression, d'injustice et de souffrance auxquelles eux-mêmes étaient soumis. Ainsi la mobilisation et la solidarité leur a permis d'accéder à un niveau de vie moyen beaucoup plus élevé et égalitaire que ce qu'ils avaient eux-mêmes vécu. Par contre, pour les générations suivantes, qui grandissent dans cette société plus équitable et généreuse et peuvent s'épanouir dans la liberté et la qualité de vie qu'on connaît, les enjeux sociaux auxquels elles sont confrontées n'ont pas les mêmes impacts sur leur individualité et leur niveau de vie. Contrairement à leurs parents, cette lutte moderne n'a plus d'emprise dans leur quotidien et elles accordent ainsi moins d'affect à "l'engagement", ainsi moins chargé et signifiant.
Or, ce qui meut les masses c'est l'émotion, ou la conviction qu'il faille personnellement se soulever contre quelque chose ou quelqu'un à défaut d'être laissé de côté. Et la souffrance semble être la plus puissante des émotions mobilisatrices. Aujourd'hui, alors que nous ne souffrons plus ou presque, comment générer une aussi grande puissance?
lundi 21 février 2011
Coalition sur l'avenir du Québec : les enjeux de l'éducation!
Merci à Mario Asselin pour sa couverture de la conférence de presse de la Coalition sur l'avenir du Québec, présidée par M. François Legault. Les questions que soulève l'organisation de l'éducation au Québec sont abondamment abordées lors de cette rencontre du collectif avec les médias.
Voir le carnet de M. Asselin : ici
Suivre Mario Asselin sur Twitter : ici
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(article) Réponse de la FAE
Réponse du président de la FAE, Pierre St-Germain, à l'article cité dans le billet précédent : Soutien aux enseignants - pas juste une question de ressources, publié le 10 février 2011.
Je n'avais pas encore eu le temps de le publier, mais voici donc cette réponse : Précisément une affaire de ressources.
Malheureusement, la réponse n'est pas très satisfaisante, voire décevante... l'auteur s'attaque essentiellement à la crédibilité et aux intérêts personnels des chercheurs concerné, ce qui a pour effet de s'éviter un vrai questionnement à propos des idées qu'ils soutiennent. Je ne peux m'empêcher de remarquer également que soit l'auteur a mal lu les affirmations, soit il ne prend que des bouts de phrases du texte précédent pour baser ses réactions.
Un extrait?
« On décode aussi dans leurs propos une forme de paternalisme, pour ne pas dire de mépris, à l'endroit des enseignants des commissions scolaires. Ces chercheurs semblent savoir mieux que les profs eux-mêmes ce qui est bon pour eux. Et bien sûr, ils vont leur tracer le chemin du haut de leur tour d'ivoire. S'il faut en croire les auteurs du collectif, les profs doivent mettre en oeuvre des interventions novatrices et améliorer leurs pratiques. De quelles pratiques parle-t-on? Bien sûr de celles qu'eux-mêmes véhiculent et qui servent de base à, disons-le, un lucratif marché basé sur la formation continue. Ces formations novatrices seraient bien sûr données par eux et leurs collègues qui possèdent la vérité puisque lorsqu'ils parlent de «science», c'est bien entendu à la leur qu'ils font référence. »
Est-ce que c'est ça de la mauvaise foi...??
Je n'avais pas encore eu le temps de le publier, mais voici donc cette réponse : Précisément une affaire de ressources.
Malheureusement, la réponse n'est pas très satisfaisante, voire décevante... l'auteur s'attaque essentiellement à la crédibilité et aux intérêts personnels des chercheurs concerné, ce qui a pour effet de s'éviter un vrai questionnement à propos des idées qu'ils soutiennent. Je ne peux m'empêcher de remarquer également que soit l'auteur a mal lu les affirmations, soit il ne prend que des bouts de phrases du texte précédent pour baser ses réactions.
Un extrait?
« On décode aussi dans leurs propos une forme de paternalisme, pour ne pas dire de mépris, à l'endroit des enseignants des commissions scolaires. Ces chercheurs semblent savoir mieux que les profs eux-mêmes ce qui est bon pour eux. Et bien sûr, ils vont leur tracer le chemin du haut de leur tour d'ivoire. S'il faut en croire les auteurs du collectif, les profs doivent mettre en oeuvre des interventions novatrices et améliorer leurs pratiques. De quelles pratiques parle-t-on? Bien sûr de celles qu'eux-mêmes véhiculent et qui servent de base à, disons-le, un lucratif marché basé sur la formation continue. Ces formations novatrices seraient bien sûr données par eux et leurs collègues qui possèdent la vérité puisque lorsqu'ils parlent de «science», c'est bien entendu à la leur qu'ils font référence. »
Est-ce que c'est ça de la mauvaise foi...??
lundi 14 février 2011
Des élèves trop difficiles...
Par où passera l'amélioration des services éducatifs pour les élèves HDAA (handicapés en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage)? Les études confirment l'une après l'autre que la qualité de l'enseignement du titulaire principal est le principal facteur influençant la réussite des élèves. On souhaiterait alors logiquement que l'augmentation générale de la qualité de l'enseignement devienne la première priorité.
Je comprends de plus en plus les propositions d'utilisation des ressources défendue entre autres dans cet article, paru la semaine dernière dans le Devoir, dont voici un extrait :
« Aux yeux d'un grand nombre d'enseignants, le soutien consiste trop fréquemment à diriger vers un autre professionnel de l'école un élève avec lequel ils se sentent dans l'incapacité d'agir. Dans certains cas, ceci mènera à une offre de services en dehors de la classe, et parfois, à un changement de classe ou même d'école, en orientant l'élève vers une classe ou une école spéciale. Est-ce là le seul soutien possible? »
Et leurs conclusions à propos de la ligne de pensée adoptée par la fédération autonome des enseignants (FAE) :
« Dans la mesure où la FAE ferait la promotion de ce type de soutien, il est certain que nous saluerions cette initiative. Il reste toutefois que la campagne publicitaire actuelle est très loin de cette cible et mérite qu'on la décrie. Cette dernière ne veut que renforcer des préjugés existant en tenant un discours qui manque de nuance et de science, sans compter qu'elle constitue même une incitation au gaspillage de fonds publics. »
Il est certain que je ne remets pas en question le droit des enseignants à de meilleures conditions de travail (ou plutôt à éviter la dégradation de leurs conditions actuelles...). Mais chercher à expliquer cette dégradation par la trop grande présence d'élèves en difficulté dans les classes régulières relève du sophisme!
L'enseignant n'est-il pas un professionnel dont l'ambition est d'amener ses élèves à réussir? Les anciens me diront sûrement que je suis encore trop jeune pour comprendre... :-)
Je comprends de plus en plus les propositions d'utilisation des ressources défendue entre autres dans cet article, paru la semaine dernière dans le Devoir, dont voici un extrait :
« Aux yeux d'un grand nombre d'enseignants, le soutien consiste trop fréquemment à diriger vers un autre professionnel de l'école un élève avec lequel ils se sentent dans l'incapacité d'agir. Dans certains cas, ceci mènera à une offre de services en dehors de la classe, et parfois, à un changement de classe ou même d'école, en orientant l'élève vers une classe ou une école spéciale. Est-ce là le seul soutien possible? »
Et leurs conclusions à propos de la ligne de pensée adoptée par la fédération autonome des enseignants (FAE) :
« Dans la mesure où la FAE ferait la promotion de ce type de soutien, il est certain que nous saluerions cette initiative. Il reste toutefois que la campagne publicitaire actuelle est très loin de cette cible et mérite qu'on la décrie. Cette dernière ne veut que renforcer des préjugés existant en tenant un discours qui manque de nuance et de science, sans compter qu'elle constitue même une incitation au gaspillage de fonds publics. »
Il est certain que je ne remets pas en question le droit des enseignants à de meilleures conditions de travail (ou plutôt à éviter la dégradation de leurs conditions actuelles...). Mais chercher à expliquer cette dégradation par la trop grande présence d'élèves en difficulté dans les classes régulières relève du sophisme!
L'enseignant n'est-il pas un professionnel dont l'ambition est d'amener ses élèves à réussir? Les anciens me diront sûrement que je suis encore trop jeune pour comprendre... :-)
Donner aux tout-petits le goût de la lecture
Donner aux tout-petits le goût de la lecture, quelle bonne idée!
http://www.premierespages.fr/2011/?
Commencer dès la petite enfance la lecture aux enfants, afin de leur faire vivre le plaisir des histoires et de l'imaginaire. Ça vous rappelle certaines annonces télévisée de la Fondation Lucie et André Chagnon? (en voir une ici)
En passant, voici les liens des projets récents en ligne de la fondation Chagnon (fort intéressants) :
http://biengrandir.com/
http://naitreetgrandir.net/fr/
Et l'article de lancement du programme en 2011 par le gouvernement français.
http://www.premierespages.fr/2011/?
Commencer dès la petite enfance la lecture aux enfants, afin de leur faire vivre le plaisir des histoires et de l'imaginaire. Ça vous rappelle certaines annonces télévisée de la Fondation Lucie et André Chagnon? (en voir une ici)
En passant, voici les liens des projets récents en ligne de la fondation Chagnon (fort intéressants) :
http://biengrandir.com/
http://naitreetgrandir.net/fr/
Et l'article de lancement du programme en 2011 par le gouvernement français.
mardi 8 février 2011
L'équité est-elle vraiment souhaitable?
Hier j'abordais l'idée qu'il y ait davantage d'hommes en enseignement.
Mais est-ce vraiment souhaitable? ou souhaité?
En observant rapidement l'histoire de l'éducation au Québec, je constate rapidement que l'idée que ce soit des hommes qui enseignent à la petite école est assez contemporaine. L'enfance a longtemps été une affaire de mères! La femme est historiquement garante de l'éducation des enfants, le sexe n'ayant aucune importance, jusqu'à ce que la puberté soit atteinte. Même aujourd'hui, bien que cette implication soit unanimement encouragée, les pères s'occupent encore bien peu des enfants en comparaison des mères. Reproduire le contexte familial à deux modèles opposés, mais équitables (la mère vs le père), à l'école semble plutôt une utopie puisque basé sur des représentations qui sont fausses.
Pourquoi diantre voudrait-on qu'il y ait davantage d'hommes dans une institution qui a toujours été l'affaire des femmes? (entendons-nous, je parle exclusivement de l'enseignant dans sa classe, car nous savons que ce n'est pas le même rapport pour tout ce qui est direction, gouvernance, etc) Je me fais l'avocat du diable ce soir, mais il me semble primordial de réfléchir à la question d'un point de vue sociologique avant de prendre position. Je me mets à l'ouvrage...
Pourquoi aujourd'hui est-il donc convenu qu'il serait souhaitable que les hommes soient davantage représentés dans la population enseignante?
Mais est-ce vraiment souhaitable? ou souhaité?
En observant rapidement l'histoire de l'éducation au Québec, je constate rapidement que l'idée que ce soit des hommes qui enseignent à la petite école est assez contemporaine. L'enfance a longtemps été une affaire de mères! La femme est historiquement garante de l'éducation des enfants, le sexe n'ayant aucune importance, jusqu'à ce que la puberté soit atteinte. Même aujourd'hui, bien que cette implication soit unanimement encouragée, les pères s'occupent encore bien peu des enfants en comparaison des mères. Reproduire le contexte familial à deux modèles opposés, mais équitables (la mère vs le père), à l'école semble plutôt une utopie puisque basé sur des représentations qui sont fausses.
Pourquoi diantre voudrait-on qu'il y ait davantage d'hommes dans une institution qui a toujours été l'affaire des femmes? (entendons-nous, je parle exclusivement de l'enseignant dans sa classe, car nous savons que ce n'est pas le même rapport pour tout ce qui est direction, gouvernance, etc) Je me fais l'avocat du diable ce soir, mais il me semble primordial de réfléchir à la question d'un point de vue sociologique avant de prendre position. Je me mets à l'ouvrage...
Pourquoi aujourd'hui est-il donc convenu qu'il serait souhaitable que les hommes soient davantage représentés dans la population enseignante?
dimanche 6 février 2011
(Sondage) L'absence des hommes
Les hommes sont absents de l'école québécoise : c'est un fait.
Dans une école sur quatre, il n'y a pas d'enseignant masculin dans toute l'école. Le seul homme de l'école est éducateur au service de garde, prof d'éduc ou concierge. N'est-ce pas préoccupant? Dans ma formation, nous sommes 8 gars pour 120 filles. Un ratio qui tend vraisemblablement à s'éloigner de plus en plus de la parité, car celui-ci était plutôt de l'ordre de 20/120 voilà dix ans.
Pourtant, rien n'est fait pour encourager davantage les garçons à s'engager dans la profession. Quelle est l'origine de cette inaction populaire? Qu'est-ce qui nous empêche de collectivement poser des gestes pour renverser la tendance? Pourquoi souhaiter qu'il y ait davantage d'hommes enseignants dans nos écoles primaires?
Cela m'inspire le sujet du nouveau gadget que j'inaugure aujourd'hui, le sondage maison.
Allez donc voter à la question de cette semaine :
Devrions-nous mettre en place des programme incitatifs afin d'augmenter le nombre d'hommes en enseignement au primaire?
Bonne semaine.
Dans une école sur quatre, il n'y a pas d'enseignant masculin dans toute l'école. Le seul homme de l'école est éducateur au service de garde, prof d'éduc ou concierge. N'est-ce pas préoccupant? Dans ma formation, nous sommes 8 gars pour 120 filles. Un ratio qui tend vraisemblablement à s'éloigner de plus en plus de la parité, car celui-ci était plutôt de l'ordre de 20/120 voilà dix ans.
Pourtant, rien n'est fait pour encourager davantage les garçons à s'engager dans la profession. Quelle est l'origine de cette inaction populaire? Qu'est-ce qui nous empêche de collectivement poser des gestes pour renverser la tendance? Pourquoi souhaiter qu'il y ait davantage d'hommes enseignants dans nos écoles primaires?
Cela m'inspire le sujet du nouveau gadget que j'inaugure aujourd'hui, le sondage maison.
Allez donc voter à la question de cette semaine :
Devrions-nous mettre en place des programme incitatifs afin d'augmenter le nombre d'hommes en enseignement au primaire?
Bonne semaine.
samedi 22 janvier 2011
(Articles) Semaine du 17 au 21 décembre 2011
Bon, je sors d'une semaine remplie d'action!
C'est peut-être une folie que d'accepter de prendre une classe à ma charge, alors que je suis à temps plein à l'université. Mais maintenant me voilà avec la double difficulté d'avoir à choisir entre ces enfants que j'aime déjà tant, qui se retrouveront probablement avec des suppléantes différentes à tous les jours si je m'en vais, et la vie sereine d'un étudiant concentré uniquement sur ses cours. Je vais devoir prendre une décision sous peu... et attention ce sera déchirant!
En attendant, voici un article intéressant sur Le sommet sur la lecture TD qui se tenait cette semaine, dans lequel on relate une table de réflexion sur comment amener davantage les garçons vers la lecture.
On retiendra, des propos du chercheur Jean-Yves Lévesque (UQAR), l'importance de donner des modèles de lecture masculins aux garçons, qui n'en ont malheureusement pratiquement pas dans les milieux d'éducation.
Lire ici l'article du Devoir, ce samedi 22 janvier 2011.
Aussi, suggestions de Carole Tremblay à propos de littérature jeunesse pour adolescents, cette année sous les thèmes plus difficiles de la catastrophe et de la reconstruction et loin du bonbon auquel on est souvent soumis;
et suggestions de Anne Michaud pour les plus petits. (malheureusement réservé aux abonnés du Devoir)
Toujours dans Le Devoir du 22 janvier 2011.
C'est peut-être une folie que d'accepter de prendre une classe à ma charge, alors que je suis à temps plein à l'université. Mais maintenant me voilà avec la double difficulté d'avoir à choisir entre ces enfants que j'aime déjà tant, qui se retrouveront probablement avec des suppléantes différentes à tous les jours si je m'en vais, et la vie sereine d'un étudiant concentré uniquement sur ses cours. Je vais devoir prendre une décision sous peu... et attention ce sera déchirant!
En attendant, voici un article intéressant sur Le sommet sur la lecture TD qui se tenait cette semaine, dans lequel on relate une table de réflexion sur comment amener davantage les garçons vers la lecture.
On retiendra, des propos du chercheur Jean-Yves Lévesque (UQAR), l'importance de donner des modèles de lecture masculins aux garçons, qui n'en ont malheureusement pratiquement pas dans les milieux d'éducation.
Lire ici l'article du Devoir, ce samedi 22 janvier 2011.
Aussi, suggestions de Carole Tremblay à propos de littérature jeunesse pour adolescents, cette année sous les thèmes plus difficiles de la catastrophe et de la reconstruction et loin du bonbon auquel on est souvent soumis;
et suggestions de Anne Michaud pour les plus petits. (malheureusement réservé aux abonnés du Devoir)
Toujours dans Le Devoir du 22 janvier 2011.
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